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Quand les chefs s’oublient ...

Toutes les organisations représentatives des personnels du second degré étaient présentes lors du dernier groupe de travail des personnels du second degré le 26 mai 2010.

Un des points à l’ordre du jour était bien entendu l’accès à la hors classe des certifiés. Le SNES Martinique a redit son mécontentement face à l’absence de groupe de travail sur la notation et les modalités d’accès à cette hors classe. Absence complète de discussions alors que :
-  l’ensemble des organisations syndicales avaient demandé une remise à plat du système de barème lors de la dernière CAPA en juin 2009
-  le SNES Martinique a envoyé pas moins de quatre rappels à partir de septembre 2009 pour la tenue d’un groupe de travail.

A la fermeture des serveurs, près de 50% des professeurs n’avaient pas été évalués [1]. Il a fallu rappeler les chefs d’établissement à leurs obligations, et rouvrir les serveurs pour améliorer le taux d’évaluation….

Au moment où les chefs d’établissement tentent de mettre en difficulté l’administration rectorale qu’ils accusent d’être trop à l’écoute de certains syndicats, au moment où certains d’entre eux tentent d’accréditer l’idée que c’est un syndicat de « blancs » qui cherche à les déstabiliser, il importe de rappeler ces réalités.

Nous maintenons notre analyse selon laquelle il est impératif que les chefs d’établissement soient à la mesure de leur mission qui consiste à entraîner leurs équipes. Encore faut-il aussi qu’ils assurent leurs missions, surtout lorsqu’ils revendiquent une compétence en matière de notation que l’analyse des chiffres leur dénie. Comment revendiqueront-ils – à la prochaine CAPA de la hors-classe – cette compétence qu’ils entendent assumer sans contrôle syndical alors même que près de 50 % d’entre eux ne prennent même pas le temps de le faire ?!

Mesure-t-on ce que représente une notation exécutée en 24h pour parfois plus de 50 collègues ? Quelle crédibilité ? Quelle justice pour la carrière de personnels qu’on prétend évaluer au mérite ? De qui se moque-t-on ? Où est la discussion qui doit la précéder selon les textes ?

Si les chefs d’établissement souhaitent pouvoir être entendus de leurs personnels, il importe de manière urgente qu’ils modifient leurs pratiques en Martinique et cessent d’agiter le spectre d’un colonialisme qui leur permet de fuir leur responsabilité.

Vivre et travailler au pays ne signifie pas vivre sur le dos du pays !

Notes

[1] Et encore a-t-il fallu que le SNES interroge l’administration sur la réouverture d’une campagne et l’absence constatée de défaillances importantes dans les notations

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