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Lettre flash n°7 du 8 mars 2009

33me jour de grève

Les brèves, mode d’emploi

Suite à un certain nombre de remarques et/ou de critiques, qu’il nous soit permis de préciser ce que sont ces « brèves du Snes Martinique ».

- la publication d’une brève est, en général et pour l’essentiel, comme pour un journal, bouclée la veille au moins (lorsque nous n’avons pas de problèmes informatiques). Cela explique que nous puissions avoir des temps de retard notamment concernant les annonces – surtout qu’elles ont été contradictoires – de la rectrice.

- lorsque nous évoquons la situation dans les établissements, qu’on nous pardonne, mais nous n’y sommes pas allés. Il s’agit de messages de syndiqués qui nous font part de leur sentiment et de leurs découvertes lorsqu’ils ont appelé leur établissement ou lorsqu’ils s’y sont rendus. Cela a pour conséquence que certains puissent ne pas s’y retrouver. Et après ? Lorsque sur les 63 établissements de la Martinique nous recevons des appréciations de la situation d’une dizaine, ce n’est qu’une vision fragmentaire. Elle ne prétend pas, et elle n’a jamais prétendu, se faire passer pour la réalité que nous n’appréhendons pas. C’est, au mieux par rapport à un temps antérieur « x », un pointage qui montre si la tendance peut s’orienter vers un diagnostic ou non. Nous pensons que nos syndiqués sont majeurs et qu’ils savent lire, nous ne leur avons jamais fait non plus l’injure de penser que la parole du SNES était une parole d’Evangile. Tout le monde sait que nous avons toujours tenté d’être scrupuleusement honnête dans le travail syndical qui est le nôtre. Nous prenons toujours en compte par contre ce qui nous est dit ou écrit.

- Ces brèves ont été – elles évolueront en fonction de la situation – un moyen d’abord de casser l’isolement de certains collègues. Il s’agissait ensuite de leur donner quelques informations sur ce qui se passait, de notre point de vue, puisque nous participions aux discussions du collectif. Enfin cela permettait aussi de renvoyer à toutes sortes d’informations sur le site.

Réflexions sur le collectif en Martinique et en Guadeloupe

Il est particulièrement intéressant de voir que l’angle d’attaque des syndicats en Martinique – à la suite de l’action déjà bien entamée du LKP en Guadeloupe – a été d’ordre pragmatique. Cela nous interpelle d’autant plus que certains militants du SNES Martinique nous ont reproché de ne pas nous intéresser à la politique en Martinique, et, au niveau du congrès de ne nous intéresser qu’aux problèmes franco-français.

Ce n’est pas le lieu, ici, de répondre à la dernière critique, infondée. Mais, si le SNES, depuis 6 ans est apparu comme le syndicat majeur de l’Education, c’est sans doute – outre le travail de tous ses militants, adhérents et sympathisants – parce qu’il s’est attaché à répondre d’abord aux préoccupations de base de ses syndiqués. Il ne suffisait plus d’être un syndicat de relations, interpellant tel ou tel fonctionnaire du rectorat ou le recteur, il fallait pouvoir contrôler ce qui nous était dit, et le confronter à la légalité. En même temps, il fallait faire face à la complexité des situations puisque le gouvernement n’a eu de cesse de modifier en permanence les textes, qu’il s’agisse des mutations, des statuts des personnels, des modalités de fonctionnement des établissements scolaires, des tâches supplémentaires allouées à chacun, mais aussi et surtout la multiplication des contrats publics et privés. Cette explosion des situations individuelles conduisait naturellement à des explosions de questions et il nous fallait bien fournir des réponses, voire explorer des voies nouvelles comme nous l’avons fait avec les AVSI et le handicap à l’école.

Face à cette activité, et à notre lutte permanente pour les postes, il faut bien dire que le paysage syndical dans l’Education était bien terne. Nous avons pu voir, au moment des élections professionnelles, devant le nombre de peaux de bananes qui étaient mises sous les pieds du SNES, que ce n’était pas l’émulation qui régnait dans notre univers syndical mais la chausse-trappe et la jalousie. Or, nous maintenons que ce qui fait un syndicat c’est d’abord le travail, notamment le travail sur le terrain et sur les dossiers. Et que ce n’est qu’à partir de ce travail qu’on accède – et qu’on fait accéder ses militants – à une vision politique. Ne pas vouloir le comprendre de la part de certains, dont la vision politique était déjà établie, c’était considérer le monde de l’Education comme un monde immobile ; ne pas percevoir cela , c’était poursuivre un syndicalisme de façade, sans jambes.

On voit bien que certains, dans le collectif, ont des intentions politiques cachées, que les propositions du SE sont dans la droite ligne des propos tenus il y a 4 ans sur un pseudo « génocide par substitution » qui tente de comparer la situation dramatique de notre pays à l’époque du Bumidom à un mouvement de mutation nationale dans l’Education qui obéit à des règles que nous avons transformées il y a maintenant de nombreuses années avec les 1000 points pour les Martiniquais désireux de revenir au pays. La direction en charge du SNES Martinique, Unité et Action, se veut apolitique au sens où elle n’a jamais voulu servir de courroie de transmission à quelque parti que ce soit. Ce n’est pas pour se désintéresser du tissu économique et politique du pays mais pour maintenir la cohésion d’un syndicat rassembleur.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous maintenons notre ligne en restant fidèle à nos valeurs humanistes. C’est la raison pour laquelle nous combattons l’attitude hostile du SE et surtout sa pratique du mensonge, de la brutalité et du totalitarisme stalinien. C’est une levée de boucliers partout dans les établissements du Second degré, chez les non titulaires majoritaires et laissés pour compte, à l’IUFM….Cela nous rappelle ce que certains vieux militants nous ont toujours dit : la démocratie est fragile. Elle réclame de tous de la vigilance et une mobilisation massive. Nous préparons notre action, mais que chacun sache que si les demandes du SE par le biais du collectif ont été actées, cela ne signifie rien d’autre pour l’heure que le fait qu’elles ont été prises en compte. Il restera à savoir ce qu’elles deviennent et si le collectif mobilisera ses troupes sur ce seul point. Il restera à savoir si les Etats généraux qui se tiendront permettront au syndicat majoritaire dans le Second degré de faire entendre sa voix. Enfin, nous savons pertinemment que les propositions qui ont été faites préparent le lit d’un article 74 avant même son vote. Cela suppose dans toute démocratie qu’il soit voté.

Réunion de bureau élargie aux S1

Compte tenu de la crise et d’une reprise sans doute difficile, nous proposons une réunion de bureau élargie aux S1 mercredi 18 mars de 14h à 16h au siège route des Religieuses à Fort-de-France. Cela n’exclut aucun syndiqué ; cela signifie simplement que les syndiqués auront évidemment une parole libre mais qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes.

Pétition Mutation intersyndicale. http://www.mutations2009.org/ (n’hésitez pas à préciser SNES dans votre signature !)

Les organisations syndicales unanimes appellent tous les personnels à ne pas s’en laisser conter. Sous couvert d’information, le ministère mène une offensive de grande envergure contre les droits des personnels et le paritarisme qui les garantit. Le droit de chacun à muter et à obtenir une affectation la plus conforme à ses vœux dans le respect des règles communes est très menacé.

Ce qui est en cause aujourd’hui est l’existence de règles transparentes, connues de tous, applicables à tous et la capacité pour les élus du personnel de s’assurer de leur respect. Le ministre tente d’y substituer une gestion opaque, « à la tête du client », qui ne peut que conduire à de graves injustices. Communiquant des « résultats » anticipés et non vérifiés par les commissions paritaires, et alors même que les élus n’en ont pas eu connaissance, le ministère veut instaurer tant pour le mouvement inter académique que pour le mouvement intra académique des mutations sans contrôle et arbitraires. Cette logique conduit le ministre et nombre de recteurs à refuser de mettre à disposition des élus des personnels les documents permettant de déceler les erreurs, empêchant de les corriger et d’améliorer le mouvement dans l’intérêt de tous les demandeurs de mutation.

Les personnels refusent cette remise en cause de leurs droits, de la transparence et de l’égalité de traitement dans les opérations de mutation.

Les personnels soussignés exigent du ministre des décisions rapides qui rétablissent le contrôle paritaire. Elles doivent garantir la possibilité pour leurs représentants d’effectuer leur travail d’élus du personnel afin d’assurer le respect de règles applicables à tous au niveau national et dans toutes les académies. Cela implique en particulier de fournir aux élus des documents identiques à ceux des années précédentes. Pétition initiée par : CGT Educ’action, SGEN-CFDT, SE-UNSA, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNETAA-EIL, SN FO LC, SUD Education, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FS

Postes

Pour l’heure les prévisions du ministère évoquent 22 entrées au mouvement. Notre camarade Christelle Retory, actuellement à Paris pour le mouvement inter nous a alerté sur le fait que beaucoup de nos camarades martiniquais, même avec leurs 1000 points, ne pourront pas rentrer en Martinique, qui se ferme. Comme parallèlement nous aurons 109 suppressions de postes, et que le SE via le collectif tente de nous imposer un blocage des postes vacants au profit des contractuels originaires, on voit tout de suite que nos collègues, victimes de mesure de carte scolaire vont tourner comme des satellites autour de la Martinique. Triste record, la Martinique est le département qui perd le plus d’élèves pour la rentrée 2009 : 1,67%. Au regard d’autres académies, et en terme de proportions, la Martinique a été épargnée en baisse de postes.

Certes, mais cela ne fait pas notre affaire, car notre situation est difficile sur le plan scolaire plus en Martinique que dans les autres académies de France que nous connaissons

• 2% de plus de catégories sociales défavorisées

• 10% de difficultés en plus dans les évaluations en sixième

• 5% de passage en moins en 1ère S

• 7% de plus redoublements en seconde

• Sans compter les redoublements qui sont, en collège, le double de ceux de l’Hexagone.

Le CTPA boycotté se tiendra sans quorum vendredi 13 mars prochain et nous allons devoir mener une bataille difficile.

Conférence de presse

Le SNES Martinique a tenu une conférence de presse mercredi 4 mars. France Antilles, RCI et ATV avaient fait le déplacement. Que RCI et ATV n’aient retenu que le problème du rattrapage est frustrant mais assez logique. Le SNES continue à faire entendre sa voix pour dénoncer le comportement totalitaire de la commission éducation. Nous continuons à dénoncer la tentative de mainmise du SE et de la CSTM-UGTM sur le Second Degré en bloquant les postes vacants au profit des contractuels originaires. Nous considérons que la plupart des mesures proposées n’ont pas simplement pour fonction de contourner le verdict des élections professionnelles mais consistent à évoquer le contenu d’une enveloppe dont nos camarades démentent comme de beaux diables qu’elle n’existe pas. Même les collègues de l’IUFM se sont mobilisés contre les propositions du SE. On s’interroge sur les possibilités d’affectation des stagiaires si les postes vacants sont bloqués. De même les collègues de l’IUFM sont sceptiques quant à l’intérêt de développer des concours régionaux. Ce type de concours conduit inéluctablement à une baisse du niveau. De plus ces concours régionaux sont-ils en opposition aux concours nationaux ? Il paraît logique que si l’on met en place ces concours régionaux, il n’y aura plus de formation de concours nationaux. De plus, il est évident que le « marché » sur une région est plus étroit que celui d’un concours national. Quid de l’agrégation ? Il est évident qu’un CAPES régional ne signifie pas une Agrégation régionale. A moins qu’elle ne disparaisse ? De même les contrats aidés, les AVSI et les AED nous interpelle devant le mutisme du collectif à leur égard. Rattrapage

L’idée du rattrapage ne doit pas nous émouvoir. D’une part, nous rappelons que chaque individu est libre de se positionner comme il l’entend même si le SNES préférerait que les HS qu’on nous propose fassent le bonheur de camarades non titulaires en sous effectif horaire voire sans service. Nous tenons cependant à rappeler notre position :

1. le rattrapage ne peut être le fait que de volontaires.

2. il doit être dûment payé

3. on voit mal un gréviste « récupérer » ses heures de grève sinon à quoi bon faire grève ?

4. il paraît évident que les collègues CPE – et tous les personnels de la vie scolaire – qui pourraient être appelés à travailler le mercredi après midi ou le samedi matin pour encadrer les rattrapages volontaires doivent bénéficier d’Heures supplémentaires ou de récupération. Les CPE ne bénéficiant pas d’HSE, devront – s’ils le désirent – pouvoir récupérer sur leur emploi du temps ces heures indues. Il serait bon que l’administration ait les moyens humains de ses ambitions

Concernant les pressions d’un certain nombre de parents, nous rappelons :

1. que nous ne sommes pas payés pendant les vacances (9 mois étalés sur 12)

2. que la fin de l’année voit un absentéisme chronique qui fait que les élèves choisissent les cours auxquels ils assistent quand ils suivent des cours ; et personne ne s’en émeut.

Concernant la reprise, le SNES Martinique considère que le recteur aurait dû donner une consigne claire pour tout le monde. Dire que c’est à chaque établissement à organiser sa reprise consiste à laisser l’incertitude planer pour les collègues. Cela témoigne de l’embarras de nos chefs devant l’absence de visibilité qui est la leur. Cela témoigne aussi de la volonté des autorités de précipiter la reprise par le second degré, le premier degré semblant plus conflictuel du fait de la prééminence de l’UNSA. Il ne saurait être question cependant que la reprise se fasse dans le désordre, certains élèves bénéficiant d’une desserte de bus, d’autres non, certains disposant de professeurs et d’autres non. Nous aurions pour notre part préféré un signal fort du recteur plutôt que cette débandade où certains collègues, en AG, décident de la reprise du travail…sans trop le faire savoir par peur de représailles. Enfin que dire des collègues à mi-temps ou à temps partiel ? Doivent-ils venir tous les jours pendant cette période incertaine ? On voit bien que le rectorat a accouché d’une usine à gaz. Le SNES pour sa part réclame que les cours reprennent, dès lors que la reprise s’est faite dans de nombreux établissement et si les conditions sont réunies, dans des conditions d’hygiène et de sécurité satisfaisantes, pour l’accueil des élèves, leur transport et leur prise en charge en cours.

Paiement des non titulaires

Les non titulaires doivent être payés pendant la période de grève dès lors qu’ils n’ont pas été grévistes mais on trouvé l’établissement fermé ou n’ont pas eu d’élèves. Normalement l’absence d’essence est un motif légitime que nous défendons auprès du recteur. Nous réclamons que les vacataires soient aussi payés sur la base du mois précédent, quitte à faire – comme en 2003 lorsque nous avions saisi le recteur Morabito – des travaux de secrétariat du baccalauréat pour rattraper partiellement les heures non faites. Nous informer des difficultés rencontrées.

Plateforme éducation du collectif : http://www.martinique.snes.edu/spipmar/spip.php?article227

Les personnels de l’IUFM se sont mobilisés contre les projets du SE qu’ils ont interpelés sur les points précis suivants :

• Transformation des emplois de non titulaires (enseignants et non-enseignants) en emplois stables, durables et statutaires par un concours interne déconcentré. Les candidats seront principalement les personnels précaires originaires. Le succès à ces concours ouvre les mêmes droits que les autres types de concours dits « nationaux ».

Questions :

1 – Que signifie précisément la mise en place d’un concours interne déconcentré ?

2 - Les collègues « non originaires » en poste en Martinique sont-ils exclus de ce dispositif ?

2. Le recrutement des enseignants

Il est demandé la mise en œuvre par l’Etat en 2009 de mesures transitoires aux dispositions prévoyant le recrutement au niveau master.

• De prolonger la période transitoire aux dispositions prévoyant le recrutement d’enseignants au niveau master pour une durée de 5 ans, permettant aux titulaires d’une licence de passer des concours nationaux et déconcentrés de l’enseignement et de l’éducation. Les candidats devront justifier d’intérêts moraux ou matériels ou de 5 années consécutives de présence sur le territoire.

Questions :

1 – Les termes « concours nationaux et déconcentrés » font-ils référence au CAPES et au concours de professeur des écoles ? Veut-on dire par là que le CAPES doit être déconcentré comme l’est le concours PE ?

2 - Les étudiants « ne justifiant pas d’intérêts matériels et moraux en Martinique ou de 5 années consécutive de résidence » sont-ils interdits de toute inscription au concours ?

3. D’une manière générale, les propositions du collectif, hormis la LCR, concernant les modalités des concours (type et contenu des épreuves), s’inscrivent-elles sans réserve dans celles définies actuellement par le ministère ou soutiennent-elles les critiques des IUFM relayées au niveau national ?

4. Les étudiants présentant un CAPES en Martinique concourent-ils sur tous les postes ouverts au niveau national ?

3. La LVR Créole

Il est demandé la généralisation progressive à partir de la rentrée 2009 de l’offre de formation de la Langue Vivante Régionale Créole à tous les niveaux d’enseignements. Mise en place dès la session 2010, d’une épreuve obligatoire de LVR Créole en admissibilité et en admission au concours de recrutement 1er degré

Questions :

1 – En contrepartie de la « généralisation progressive de la formation de la LVR Créole », une validation sous forme d’épreuve obligatoire au brevet et au Bac est-elle prévue à terme ?

2 – A compter de 2010, faut-il comprendre que les enseignants qui n’auront pas obtenu leur concours PE en Martinique, et qui n’auront pas validé l’épreuve obligatoire de LVR Créole, ne pourront y venir, qu’ils en soient ou non originaires ?

Communiqué de presse du SNES Martinique

Considérant que la reprise des cours est effective, le SNES Martinique réclame que cette reprise ne puisse être discriminatoire. Il ne paraît pas juste en effet que les élèves de certaines institutions comme l’AMEP ou le Couvent de Cluny, voire d’autres établissements, puissent préparer leurs examens tandis que d’autres se retrouvent pénalisés. Il paraît normal, si certains reprennent, que tous les élèves de la Martinique soient traités à égalité, particulièrement dans les classes d’examen, et que les conditions de transport et d’accueil soient également respectées.

Liens

Plateforme SNES pour l’Education : http://www.martinique.snes.edu/spipmar/spip.php?article228

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