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BULLETIN ACADEMIQUE SNES MARTINIQUE n° 34 JANVIER-FEVRIER 2008

Editorial

Conseil Général/FSU ; Région/FSU

Enquête

Editorial

Le préavis de grève déposé par le SNES commence jeudi 14 février. Il importe de se mobiliser pour la lutte.

Si l’issue pour les Contrats Aidés semble proche, si la FSU continue à négocier pour arracher à l’Etat et aux collectivités la survie de personnes dont la vie n’a été que précarité, il nous faut songer aussi à élargir nos luttes sur des revendications qui, en fait, se rejoignent.

Nous sommes partis sur le postulat –du fait des affirmations d’un représentant de l’Etat au cours de nos négociations - que ni le Conseil Général, ni la Région n’avaient honoré leurs engagements à l’égard des contrats aidés. Cela ne nous posait pas de problème fondamental puisque nous avons toujours pensé que nous pouvions obtenir de ces collectivités qu’elles remplissent leurs engagements… En fait la journée du jeudi 14 février, pendant laquelle nous avons envahi le Conseil Général nous a enfin permis de connaître la vérité. Si cette dernière collectivité n’avait pas tenté de nous « doubler » avec un pseudo « front unique » dans lequel on retrouve un certains nombre d’individus hostiles au SNES et à la FSU, qui ont essayé systématiquement de se faire passer pour des membres du SNES et de la FSU pour tromper tout le monde et brouiller les cartes ; si cette manœuvre politicienne n’avait pas été réalisée, nous aurions découvert bien plus vite cette manipulation des représentants de l’Etat.

Pour autant, le passé est le passé et les griefs ne manquent pas vis-à-vis des collectivités et du comportement de certains qui cherchent à tirer leurs marrons du feu, sans le moindre égard pour les contrats aidés.

Il ne faut cependant pas se faire d’illusion : la casse de l’Education en Martinique se poursuivra et elle est en suspens : la disparition de 107 postes à vue de nez est prévisible et il est à prévoir que personne ne viendra nous défendre. Il suffit de lire – il y a un mois – la déclaration d’un syndicat du premier degré se satisfaisant de la situation puisqu’on ne supprimait pas de postes chez eux. Il suffit de réaliser le peu de forces disponibles dans le mouvement des contrats aidés, avec l’écran de fumée médiatique pour cacher cette situation, pour comprendre que là encore il ne faudra rien attendre de la majorité des autres syndicats.

Une des premières leçons de ce conflit des contrats aidés est que l’individualisme rampant est important dans l’Education Nationale, que ceux qui se battent le plus sont les moins nantis et que plus on monte en hiérarchie, moins on se mobilise. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains mobilisent les élèves, voire les parents plutôt que les profs.

Et pourtant le SNES Martinique est résolument pour l’unité. Si les directions ne peuvent y parvenir, les bases le peuvent et peuvent en réalité – au moins jusqu’à un certain point – l’imposer. C’est la raison pour laquelle nous avons toujours soutenu les sections qui se battaient sur le terrain pour bloquer leur établissement avec les autres syndicats et/ou les associations de parents. La direction du SNES Martinique a toujours été pour l’action sinon elle n’aurait pas déposé un préavis de grève. Par contre, il importe que, sur le terrain, nous fassions entendre nos revendications. La toute première qui nous concerne autant que les contrats aidés est : « non à la précarité ! ». La seconde bien sûr est « des postes pour les contrats aidés ». La troisième « des postes pour les profs et les personnels d’éducation ». Le tout peut se réunir en un « Non à la casse de l’Education ! Non à sa privatisation ! ».

La mobilisation des enseignants, n’en déplaise à certains, est affaire de confiance et de préparation. Nous proposons à chacun de répondre de manière urgente au questionnaire joint afin que nous puissions avoir la vision la plus récente des rapports de chacun à l’action. Il convient bien sûr d’éviter l’écueil de 2003 que tout le monde garde à l’esprit. Mais il s’agit aussi pour chacun de comprendre que si les profs ne sont pas dans le mouvement, ce dernier n’a aucune chance de réussir. Mieux, si la population ne porte pas l’Education comme elle a relayé le conflit des contrats aidés, nous pourrons dire adieu à nos statuts. Enfin, si la fonction publique tout entière ne se mobilise pas avec l’Education, on pourra considérer que cette fonction publique est moribonde en Martinique.

Yvon JOSEPH-HENRI Secrétaire Académique du SNES Martinique

P.-S.

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