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Pétition contre le précédent de l’administration à la hors classe des CPE

NON A L’ARBITRAIRE ! NON AUX PRIVILEGES DE COUR !

NOUS NE POUVONS CEDER A L’ARBITRAIRE ET AU MEPRIS !

Fort-de-France, le 18 novembre 2009

A la fin de l’année scolaire 2009 a eu lieu la CAPA pour la hors classe des CPE.

A cette capa, l’IPR Vie Scolaire, a modifié l’ordre tel qu’il résultait de l’administration qu’il est censé représenter pour faire monter de la 13ème place son homme lige qu’il a installé à la 3ème place.

Un tel procédé est intolérable d’abord parce qu’il bafoue le droit. Nous l’avons dit alors, nous le répétons, les barèmes sont l’affaire de l’administration qui ne s’embarrasse d’ailleurs pas d’arguments pour les faire jouer dans le sens qu’elle veut puisqu’elle dispose – ne serait-ce que par le biais des notations – d’un levier non négligeable de modification d’évolution de carrière des collègues. Or, si le syndicat peut se permettre de contester un mode d’évaluation pour la hors classe dont il n’est pas l’instigateur, on comprend mal comment le représentant du recteur et de l’administration puisse se permettre de contester le droit mis en place par le recteur lui-même du fait de ses services. Faut-il en déduire que ces évaluations ne sont que du vent ? Force est de le reconnaître devant ces comportements de voyous.

Un tel procédé est aussi intolérable parce qu’il lèse une collègue, nommée par sa hiérarchie et qui n’a nullement démérité. Nous savons les uns et les autres combien il est facile de déplaire dès lors qu’on fait son travail en conscience et sans flatter son chef d’établissement, et nous savons tout aussi bien combien peu nombreux sont les chefs d’établissement qui acceptent de tenir compte plus du travail réel que des flatteries. Pour ces raisons, nous n’arrivons à comprendre ni la goujaterie ni le mépris dont l’IPR vie-scolaire a fait preuve dans cette affaire.

Mais, surtout, c’est tout le corps des CPE et, au-delà, toute la profession qui est méprisée.

C’est la raison pour laquelle, mes chers collègues et camarades, je considère qu’une réaction de tout le corps des CPE – ceux du SNES s’entend –, voire de toute la profession, me semble indispensable : nous ne pouvons rester de marbre devant un tel cynisme ou alors à quoi bon se syndiquer, autant pratiquer le chacun pour soi ! Sans compter que si la profession laisse passer de telles pratiques, elles seront généralisées.

Au sein du secrétariat et au bureau nous nous sentons salis par ce fait du Prince, maintenu malgré les courriers que le syndicat a envoyé au recteur qui n’a même pas daigné y répondre.

Du coup, nous ne lâcherons pas l’affaire, mais nous ne pouvons rien sans le soutien de notre base. C’est la raison pour laquelle nous vous proposons :

- 1.la signature d’une pétition sur internet sur le site du SNES (par commodité, puisque le corps des CPE est dispersé et représenté au maximum par 3 CPE dans un établissement). Cette pétition est ouverte à toute la profession : CPE, Professeurs... Ce doit être une mobilisation de tous !
- 2.L’annonce d’une grève du zèle en même temps que la remise de la pétition au recteur par une délégation du corps si nous n’obtenons pas d’audience du recteur et si, après cette audience, nous n’obtenons pas satisfaction, à savoir la promotion à la hors classe de notre collègue.
- 3.Une conférence de presse dès la pétition prête afin de témoigner dans tout le pays des pratiques inacceptables de l’autorité publique.

Une grève du zèle est dans la réalité incontrôlable par l’administration. Mais l’effet médiatique sera efficace. Le but que nous recherchons est d’obliger l’administration rectorale à cesser ce type de pratiques en lui adressant une première sommation. Si le recteur refuse d’entendre, nous aurons d’autres moyens de le harceler ainsi que l’IPR Vie-Scolaire.

Il nous faut nous lever si nous voulons défendre nos droits élémentaires ! Il nous faut nous lever et crier au déni de justice et de droit !

Yvon JOSEPH-HENRI Secrétaire académique adjoint SNES Martinique

MOTION COLLECTIF CPE

Réunis en collectif syndical le 22.10.2009, les Conseillers Principaux d’Education syndiqués au SNES, soit plus de 90% de la profession dans les lycées et collèges de la Martinique, interpellent le Rectorat, le Conseil Régional, le Conseil Général, les Conseils Municipaux, et la Préfecture sur l’inquiétante recrudescence des faits de violence dans et aux abords des établissements scolaires. Cette montée en puissance de la violence (bagarres, rackets…) à laquelle sont confrontés quotidiennement les CPE et les équipes de vie scolaire, nécessite la mobilisation urgente de moyens propres à endiguer le phénomène. Les Conseillers Principaux d’Education demandent le renforcement des effectifs de vie scolaire et une application effective des dispositions arrêtées par le contrat de ville :
- Présence des forces de l’ordre devant les établissements scolaires aux entrées et aux sorties de classes
- Rondes
- Clôtures dissuasives
- Vigiles aux portes des établissements Les Conseillers Principaux d’Education, souvent en première ligne, dénoncent les carences des responsables politiques et administratifs, réclament une reconnaissance des risques liés à l’exercice de leur métier et se déclarent prêts à toute action appropriée pour se faire entendre.

Commentaire du S3 : Que fait l’Inspecteur de la Vie Scolaire ? Au lieu de promouvoir ses favoris en bafouant les barèmes pour le passage à la hors classe, ou en s’affranchissant des règles de mutation pour imposer une documentaliste dans tel lycée du Centre, ou imposer un de ces hommes de paille dans tel lycée côtier, il ferait mieux de s’occuper réellement de la situation dans nos établissements. A moins que la situation soit tellement pourrie qu’il considère qu’il n’y a rien d’autre à faire que de la figuration !

NON A L’ARBITRAIRE ! NON AUX PRIVILEGES DE COUR !

Informés de la manipulation de l’IPR-Vie Scolaire qui, lors de la CAPA pour la Hors-Classe du corps a remplacé la collègue 3ème sur la liste par son poulain, 33ème sur la liste, sans aucun motif autre que le fait du prince, les soussignés, s’élèvent contre l’arbitraire et le mépris d’une administration rectorale qui ne respecte même pas les textes qu’elle érige.

Ils considèrent qu’une telle attitude témoigne d’un insigne mépris à l’égard non seulement des CPE, mais de toute la profession et entendent manifester leur solidarité à l’égard de la collègue bafouée, du corps des CPE méprisés et de toute l’Education publique maltraitée en Martinique par ceux-là mêmes qui devraient la défendre.

La remise de la pétition fera l’objet d’une demande d’audience auprès du recteur avec une exigence de réparation. Si cette audience n’aboutit pas ou ne débouche pas sur le rétablissement de notre collègue dans ses droits, les soussignés s’engagent à amplifier le mouvement de protestation.

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