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Communiqués de presse

Communiqué de presse : grippe et état de l’école.

Où sont les savons ?

A l’heure de la rentrée générale, le SNES Martinique dénonce l’impéritie des pouvoirs publics face à une éventuelle pandémie grippale.

C’est la rentrée générale ! Certains professeurs du secondaire (très peu du primaire) ont eu droit à une démonstration des gestes barrières pour freiner une éventuelle pandémie grippale lors de la pré-rentrée. Il faut, par exemple, se laver les mains avec conscience ! Mais avec quel savon ou quelle solution hydroalcoolique ?

Le gouvernement nous semble, en effet, bien mal préparé lorsqu’il s’agit de fournir du matériel. Dans de nombreux établissements du second degré - et pire encore - dans le primaire, il n’y a pas de savon ou en nombre très insuffisant (pas de savon dans les classes en primaire, pas de réserve dans le secondaire). Nous n’évoquons même pas les masques servant à isoler un cas suspect ou les distributeurs de solution hydroalcoolique, tous absents.

Que les pouvoirs publics n’aient pas AUTOMATIQUEMENT fournis les écoles, collèges et lycées en matériel de base (savons, solution hydroalcoolique et masques pour les élèves contagieux détectés) nous semble inacceptable. D’autant plus que l’on sait très bien que l’école est un lieu privilégié de contagion, alors que la DSDS conclut, dans son dernier rapport hebdomadaire (01/09/09) à une "circulation active généralisée du virus A(H1N1)2009 en Martinique", avec environ 3000 cas depuis le début du mois d’aout. Les gestionnaires des établissements du second degré sont ainsi mis devant le fait accompli pour se fournir en matériel. Pris de court parfois, avec des réponses ubuesques sur des stocks présents mais non disponibles ou se trouvant face à des ruptures....

Ecole et stocks de savon : même gestion ?

Le SNES Martinique ne s’étonne guère de ces carences et s’interroge fortement sur la volonté de l’Etat de traiter la Martinique comme un département à part entière ; sur le rôle des collectivités à traiter l’affaire scolaire de manière sérieuse. Si prompts à prélever une grand nombre d’impôts, ne se comportent-t-ils pas tous en mauvais pères de familles ? Alors que les collectivités n’utilisent pas la totalité de leur budget dévolu à l’éducation, on nous répond que les caisses sont vides. Nous ne cessons de répéter, pourtant depuis de nombreuses années, les mêmes insuffisances en matière scolaire :

- Où est le matériel, en cas de séisme, pour garder nos élèves plusieurs jours si nécessaire ? Où sont les stocks de nourriture ?

- Pourquoi l’école est-elle payante en Martinique et non dans l’hexagone ? (Le silence assourdissant des syndicats du primaire et des fédérations de parents, comme des élus, est à ce sujet exemplaire pour quiconque aura eu une liste de matériel à fournir en classe de maternelle ou de primaire)

- Où sont les profs d’allemand, de latin, de philo qui , à nouveau, vont faire défaut aux élèves martiniquais ?

Finalement, que l’on parle de principe de précaution ou d’affaires scolaires en général, le SNES Martinique demande une réelle égalité de traitement :

-Assurer la sécurité de nos élèves face à une éventuelle pandémie et aux risques majeurs.

-Installer les professeurs qui nous manquent, au lieu de bloquer les entrants, pour permettre à ces mêmes élèves de réussir aussi bien que ceux de l’hexagone.

L’Etat et les collectivités ne devraient pas s’arrêter au prix du kilo de savon.... ou au prix du kilo de prof de philo....

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